Anne Thériault

Le travail chorégraphique d’Anne Thériault est marqué par la cinématographie des corps et le geste minimaliste. À mi-chemin entre la danse et la performance, elle mobilise la magie du cinéma pour frapper l’imaginaire. Marquée d’étrangeté et de suspens, son approche se focalise sur un travail précis des atmosphères sonores et lumineuses, telles que le clair-obscur, allant parfois jusqu’à stimuler l’odorat par des matières alimentaires. Elle établit par ailleurs une relation signifiante entre son et mouvement où, à l’instar du grand écran, la trame sonore marque d’une couleur particulière les actions des artistes en scène. Elle investit également les mouvements les plus minimaux voire quotidiens, proposant une expérience sensorielle dans laquelle l’imaginaire du spectateur pourra librement vagabonder et donner sens au mouvement.

Créatrice et performeuse singulière, Anne Thériault tisse depuis plus de dix ans des collaborations avec des artistes d’horizons multiples : avec le compositeur Martin Messier, elle cosigne Derrière le rideau, il fait peut-être nuit (FTA 2011) et Con grazia (FTA 2016) ; avec l’artiste visuelle Julie Favreau, la performance Doux (Actoral 2016) ; et avec la compagnie BOP, Quatuor pour la fin du temps (OFFTA 2017) aux côtés de Karina Champoux, Frédéric Tavernini et Dave St-Pierre. Elle approche plus particulièrement le théâtre à l’occasion d’Ainsi parlait… de Frédérick Gravel et Étienne Lepage, et de La Fureur de ce que je pense de Marie Brassard.

Anne est artiste associée de l’Usine C, où elle a récemment présenté son dernier opus Récital (FTA 2018). Actuellement, elle travaille à de nouveaux projets de recherche, collabore avec plusieurs artistes en tant qu’accompagnatrice dramaturgique et agit à titre de commissaire invitée pour l’événement COMPAGNONNAGE 21 de Danièle Desnoyers avec Le Carré des Lombes. Elle est également invitée pour une période de trois ans en tant qu’artiste-chercheure à L’L, structure expérimentale de recherche en arts vivants située à Bruxelles.

© caroline désilets